Océanis - Plœmeur (56)

le vendredi 16 avril à 20h au bureau du tourisme


Les beaux jours ne devraient pas tarder à pointer le bout de leur nez. Chic ! Quelques week-ends sympas en perspective… À préparer grâce aux deux guides 2010 de l’office de tourisme du Pays
du Roi Morvan. On y trouve toutes les bonnes adresses de chambres d’hôtes (à choisir avec granite et hortensias, bien sûr), des idées de balades et de sortie. Bref, tous les ingrédients d’un
week-end « vert » et ressourçant à la découverte du patrimoine Pourleth.
Pour accompagner depuis plusieurs années l’office de tourisme du Roi Morvan, nous connaissons la vitalité de ce pays. Elle n’a d’égal que l’attachement à ses racines. C’est ce cocktail tonique
que traduit notre charte graphique. Ringard, le triskell ? Pas lorsqu’il est lumière et mouvement.
link Tourisme Pays du Roi Morvan
link Agence Mot à Mot
C’est l’époque ! Tous les établissements d’enseignement supérieur ouvrent leurs portes et l’on y accompagne ses futurs bacheliers, qu’il s’agisse d’affiner une orientation ou de repartir avec un dossier d’inscription.
C’est ainsi que le samedi 6 mars 2010, de 9h30 à 17h, l'Ecole nationale supérieure de Bretagne Sud vous accueillera, sur ses deux sites de Lorient et de Vannes. Vous y découvrirez la toute nouvelle plaquette de l’école, que nous venons d’éditer pour l’occasion.
Des couleurs fraiches et toniques à la fois, un format original, de nombreux témoignages, des adresses utiles… le document se veut à l’image de cette jeune école d’ingénieurs, vivante, dynamique, ouverte sur le monde.

Toute l’histoire a commencé par une demande de stage. Un profil pour le moins atypique : David le Ruyet, jeune agriculteur breton de Languidic, étudiant en Licence professionnelle Entrepreneuriat. David avait construit son parcours de formation – Bac pro agricole, BTS, Licence pro – autour de cette certitude : il reprendrait à son compte une partie de l’exploitation familiale, produirait des céréales qu’il transformerait lui-même pour en faire des produits fermiers haut de gamme, commercialisés en épiceries fines. Objet de ce stage de fin d’études de quatre mois : finaliser, aux côtés d’un chef d’entreprise, son propre projet de création. Et lui, ce qu’il voulait apprendre, ce qu’il ressentait comme un volet incontournable de l’aboutissement de ce projet, c’était la communication.
Il démarche les agences… sans succès. Et puis, sur internet, il déniche cette boîte au nom bizarre, Mot à Mot, qui a priori n’a jamais produit le moindre packaging alimentaire mais a publié un petit ouvrage : « Agriculture en Bretagne, des métiers pour les filles ». Un signe ?
Oui, oui. Rencontre immédiate, entente immédiate, immédiate envie de soutenir, d’accompagner cette énorme motivation, cette fibre d’entrepreneur, cette étonnante maturité. David, à 11 ans, conduisait déjà le tracteur et offrait son aide à la maison, mais aussi sur toutes les exploitations voisines. À 22 ans à peine, il gère depuis plusieurs années déjà la production céréalière de la ferme familiale, tout en poursuivant ses études. Et s’implique personnellement dans les instances de réflexion sur le devenir du métier d’agriculteur…
Son crédo : les filières courtes - ne lui parlez pas de grande distribution ! – celles qui permettent aux producteurs de bénéficier de la valeur ajoutée de leur travail, d’en vivre tout simplement, en toute indépendance. Et ce fut l’un des premiers axes de notre compagnonnage, affiner le positionnement de son produit, avant de lui créer une identité.
Son produit : des pâtes alimentaires au blé tendre. Sain, artisanal, authentique, innovant (cherchez bien : à part les nouilles chinoises, vous n’en trouverez pas), et made in Bretagne. Des arguments à faire valoir, en contournant certaines difficultés. Tout d’abord l’impossibilité d’utiliser le mot “pâtes“, terme exclusivement réservé aux préparations à base de blé dur. Et notre réticence à utiliser l’hermine ou le triskell pour affirmer une identité gwenn ha du, peu conforme en termes d’image avec le choix d’un réseau de distribution plutôt haut de gamme. Authentique n’est pas touristique…
Le choix des noms des quatre variétés de la gamme nous a permis de contourner ces obstacles. Des noms dont la consonance, nettement bretonne, évoque subtilement le terroir d’origine, et qui laissent deviner la forme du produit : Tendripenn, Tendriatell, Rozenn (rose en breton) et Likenn, pour cette “pâte“ au frisottis délicat, évocation du lichen dentelé qui orne les rochers de nos côtes. Nous avons conçu un packaging qui crée la surprise, un écrin cubique aux couleurs vives, au toucher satiné : tout sauf un paquet de pâtes ! La fenêtre qui laisse entrevoir le produit souligne sa typicité : elle a la forme caractéristique d’un épi de blé tendre : grain en amande arrondie, sans barbe.
Fin juin 2009, David a terminé son stage, passé brillamment son examen de Licence (il est, sans surprise, major de sa promo), et s’est lancé dans le parcours classique du créateur d’entreprise : dépôt des statuts, construction et aménagement d’un atelier de transformation à Landévant, en bordure de voie express, démarchage (Fauchon, Lafayette Gourmet, et toutes les épiceries fines indépendantes, mais aussi plusieurs grands noms de la restauration…). Notre parrainage, tout naturellement, s’est poursuivi.
Aujourd’hui, la sarl Le Ruyet a pignon sur rue et ses produits séduisent. Il faut dire – et c’est peut-être l’essentiel – qu’ils sont délicieux.




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